La mythologie du phénix

Dans cette section, je vous propose une petite synthèse des différentes recherches que j'ai effectuées sur le sujet du phénix, le mythique oiseau de feu qui apparaît dans de multiples mythologies, et ce depuis des temps immémoriaux ! Bien sûr, je suis preneur de vos remarques et compléments sur le sujet, de même que d'images, dessins et autres gravures sur cet animal fantastique afin d'illustrer la section. N'hésitez pas à m'écrire, à Redsinn : phenixmetal@fr.st.

L'oiseau phénix symbolise l'immortalité, la résurrection et la vie après la mort. Dans les antiques mythologies égyptiennes et grecques, il est associé au Dieu du Soleil. Le phénix suivant ce qu'en ont rapporté Hérodote ou Plutarque, est un oiseau mythique d'origine éthiopienne, d'une extraordinaire longévité, et qui a le pouvoir, après s'être consumé sur un bûcher, de renaître de ses cendres. Quand l'heure de sa mort approche, il se construit un nid de brindilles parfumées où, de sa propre chaleur, il se consume. Les aspects du symbolisme apparaissent donc clairement : résurrection et immortalité, la résurgence cyclique. Il est un symbole des révolutions solaires.

Le phénix égyptien, ou Bennou (un héron pourpré), était associé au cycle quotidien du soleil et aux crues annuelles du Nil; d'où son rapport avec la régénération et la vie. Cet oiseau magnifique et fabuleux se levait avec l'aurore sur les eaux de Nil , comme un soleil; et la légende le fit se consumer et s'éteindre comme le soleil, dans les ténèbres de la nuit, pour renaître de ses cendres.

Le phénix évoque le feu créateur et destructeur, dont le monde tient son origine et auquel il devra sa fin, il est comme un substitut de Çiva et d'Orphée.

Il est dit ailleurs, chez les Grecs, que le phénix vivait en Arabie, près d'un puits frais ou d'une oasis. Et chaque matin à l'aube, le Dieu du Soleil arrêtait son chariot céleste dans sa course pour écouter le beau chant de l'oiseau tout en prenant un bain dans l'oasis.

Le phénix est comme on l’a dit symbole de la résurrection, qui attend le défunt après la pesée des âmes (psychostasie), s'il a dûment sacrifié aux rites et si sa confession négative a été jugée véridique. Le défunt devient lui-même phénix. Le phénix porte souvent une étoile pour indiquer sa nature céleste et la nature de sa vie dans l'autre monde. Le phénix est le nom grec de l'oiseau égyptien Bennou; il figure à la proue de nombreuses barques sacrées, qui vont déboucher dans l'immense embrasement de la lumière... Il est aussi le symbole de l'âme universelle d'Osiris qui se créera sans fin d'elle-même, tant que dureront le temps et l'éternité.

Cet oiseau fabuleux dont la légende est originaire d'Égypte ou d'Ethiopie, à été vénéré par les Grecs et était rattaché au culte du Soleil. Semblable pour eux à un aigle royal mais de taille considérable, au plumage éclatant de couleurs chatoyantes (il se parait de rouge, de bleu et d'or éclatant, et son aspect était splendide), au vol lent et majestueux. Le phénix vivait disait-on plusieurs siècles.

Pour les Antiques, il n'existait jamais qu'un seul phénix à la fois et il vivait très longtemps : aucune tradition ne mentionne une existence inférieure à cinq cents ans. Incapable de perpétuer sa race parce qu'il n'existait pas de femelles de son espèce (du moins dans cette mythologie par les asiatiques divergent sur ce point), il devait cependant assurer sa descendance. Lorsque sa mort était proche, il édifiait un nid de plantes aromatiques, d'encens et d'herbes magiques, au centre duquel il s'installait, après y avoir mis le feu. De ces cendres renaissait un autre phénix.

Selon une autre version, le nouveau phénix né de la semence de son père recueillait son cadavre dans un tronc de myrrhe creux et l'emportait en Égypte septentrionale, à Héliopolis, où il le déposait sur l'autel du temple du Soleil pour qu'il y soit solennellement brûlé par les prêtres. Une version un peu différente du bûcher et de la régénération de l'oiseau…

Il se pourrait du reste que cette cité du soleil (Héliopolis) ne soit pas originellement celle d'Égypte, mais la Terre solaire primordiale, la Syrie d'Homère…

Pour les Anciens, le phénix était le symbole de l'immortalité de l'âme, mais plus simplement de l'année qui renaît.

Au culte du Soleil en Égypte se rattachait le Bennu (ou Bennou), un héron symbolisant sur les tombeaux le Soleil levant et la vie dans l'au-delà. La légende du phénix venait probablement d'Orient et aurait été incorporée au culte égyptien par les prêtres d'Héliopolis : l'adaptation de ce mythe leur permettait la liaison entre le phénix et le palmier (''phoïnix'' en grec), arbre longtemps associé au culte solaire par les Égyptiens. D’ailleurs, l’orthographe française est bien phénix pour désigner l’oiseau (Phoenix est l’orthographe anglo-saxonne) et le Phoenix désigne une race de palmier qui quand bien même il est coupé voire brûlé repousse toujours…

Pour les astrologues, la naissance d'un phénix marquait le début d'une révolution sidérale. Le phénix figurait l'immortalité : ainsi, Rome toujours renaissante, était comparée au phénix, et il apparut sur les monnaies du Bas-Empire comme emblème de la Ville Eternelle. On a aussi souvent interprété cette légende comme une allégorie de la résurrection et de la survie de l'âme, thèmes qui se développèrent dans le christianisme naissant.

Le phénix, disent les Arabes, ne peut se poser que sur la montagne de Quaf, qui est ''Le Pôle'', le Centre du Monde. Al-Jîli fait du phénix le symbole de ce qui ne tire existence que de son nom; il signifie ce qui échappe aux intelligences et aux pensées. Ainsi, comme l'idée de phénix ne peut être atteinte que par le nom qui le désigne, Dieu ne peut être atteint que par l'intermédiaire de ses noms et de ses qualités.

Dans la mythologie islamique, le phénix est identifié à l'anqa (le simorgh persan), oiseau énorme et mystérieux (peut-être un héron) créé par Dieu et doué à l'origine de toutes les perfections, mais qui devint par la suite un fléau et fut tué.

Les Taoïstes quant à eux désignent le phénomène sous le nom d'oiseau de cinabre (tanniao), le cinabre étant le sulfure rouge de mercure. Le phénix correspond d'ailleurs, emblématiquement, au Sud, à l'été, au feu, à la couleur rouge. Son symbolisme est de même en rapport avec le soleil, la vie et l'immortalité.

En Asie, le phénix est une monture des Immortels. Il est l'emblème de Niukoua qui inventa le Cheng, instrument de musique en forme de phénix, imitant son chant naturel. Le phénix mâle est le symbole de la félicité; le phénix femelle est l'emblème de la reine, par opposition au dragon impérial. phénix mâle et phénix femelle sont ensemble symboles d'union, de mariage heureux. Les phénix de Siao-che et Long-yu, s'ils manifestent le bonheur conjugal, conduisent également les époux au paradis des Immortels. C'est un phénix qui révela à Phien-ho, la présence du jade dynastique des Tcheou, symbole d'immortalité, et c'est le Fong-hoang, manifestation pur du yang, qui apparaît lors des règnes heureux. Ainsi, dans la mythologie chinoise, l'apparition d'un phénix (chilin) présageait toujours d'un événement important.

Les Chinois le décrivent et le représentent comme un oiseau remarquable par la diversité de ses couleurs. Ils disent qu'il paraît toujours seul et rarement, et que quand on le voit, c'est un heureux présage pour l'Empire.

Les Phéniciens donnaient le nom de Phoenix au palmier, car quand on le brûle jusqu'à la racine, il revient plus beau que jamais et ‘’ressuscite’’, comme le phénix, l’oiseau.

Le phénix est aussi un oiseau fabuleux que l'on retrouve dans la mythologie gréco-latine plus récente et qui a atteint l’Europe. Chez nous, il était considéré comme unique de son espèce, vivait disait-on plusieurs siècles, se brûlait et renaissait de ses cendres.

Au Moyen Age, on fit du phénix le symbole de la résurrection du Christ, et parfois celui de la Nature Divine, cette même nature étant également figurée par le pélican (nda : si je tenais le gnome qui assimile phénix et pélican ! ! ! Vous avez déjà vu un pélican ? La gueule du phénix ! ? ! Mouarf !).

Comme on l'a dit, les Egyptiens assimilaient eux le phénix au héron pourpre (nda : c'est déjà mieux que le pélican !) et cette couleur rouge (de feu) peut évoquer le symbole de la régénération qu'est l'œuvre au rouge des alchimistes.

La pensée occidentale latine devait hériter du symbole concernant le phénix, oiseau fabuleux dont le prototype égyptien, l'oiseau Bennou, jouissait d'un prestige extraordinaire en raison de ses caractéristiques.

Chez les chrétiens, il sera, à partir d'Origène, considéré comme un oiseau sacré et le symbole d'une irréfragable volonté de survie, ainsi que la résurrection triomphe de la vie sur la mort.

Cet oiseau que les Modernes tiennent pour fabuleux et dont les Classiques ont fait grand état est sans doute une légende. Toutefois, les Anciens disaient qu'il est de la grandeur d'un aigle (nda : meu non ! plus gros !), qu'il a la tête timbrée (nda : pratique pour l'envoyer par la poste !) d'un pennage exquis (nda : comprenez qu'il a de zôlies plume sur la calebasse, comme Zizi Jeanmaire !), qu'il a les plumes du cou dorées, les autres pourprées, la queue blanche mêlée de pennes incarnates, des yeux étincelants comme des étoiles; qu'il vit dans les déserts 500 ans (nda : au moins ! Et jusqu'à 1461 selon certains mythes visiblement très bien renseignés !); qu'il se fait lui-même son bûcher de bois et de gommes aromatiques; qu'il bat des ailes au-dessus pour l'allumer; qu'il s'y consume enfin et qu'il naît un ver de sa cendre, d'où il se crée un nouveau phénix. Les Anciens le décrivent avec tant de détail et tant d'autres particularités non citées ici, qu'il pourrait sembler qu'ils en aient nourri plusieurs dans des cages…

Enfin, phénix, se dit figurément en rhétorique lorsque l'on veut louer quelqu'un d'une qualité extraordinaire et dire qu'il est l'unique dans son espèce. On dit, c'est le phénix des guerriers, des beaux esprits, le phénix des amants (nda : y en a qui s'y croient quand même !!!)…

Remarque : la bonne orthographe pour l'oiseau de feu est en français "phénix", "phoenix" étant la version anglo-saxonne. Toutefois, "phoenix" a aussi une signification en français : c'est un palmier, celui dont on dit que même entièrement coupé il repousse (d'où son nom).

D'autres infos sur le Phénix sur le site Mythes et Légendes.


Et pour finir, un poème inspiré par l'oiseau igné de la légende qui nous a été envoyé par Ludivine. Avec nos remerciements...

Discours de la Flamme

Depuis la nuit des temps
Vous parlez de moi
Aujourd’hui dans un élan
Je vous parle de vive voix

Vous me dîtes
Animal fabuleux
Ancêtre merveilleux
Etre fantastique

Je suis lié au Dieu du Soleil
Symbole de résurrection infinie
Consumé pour renaître dans mon nid
Maître des Flammes Eternelles

Mon immortalité vous attire
Vous pauvres mortels
Qui mourrez devant l’autel
Vos yeux en brillent de désir

Je suis seul Maître du Destin
Présent avant vous
Présent après vous
Jusqu'à atteindre de ce monde la fin

Pour vous je suis symbole
Ho ! Mortels envieux !
Et je vais de ce pas vous dire
Non ! Ne m’appelez pas oiseau
Indigne nom pour votre maître
Xénophobes de mon espèce

Je resterai à jamais Le PHENIX !!!…

- Ludivine -

 

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